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Les Feux de la Saint Jean

 

Les feux de la Saint-Jean

Le 21 ou le 24 juin ?

 

On dit souvent aujourd?hui que les traditionnels feux de la Saint-Jean marquaient autrefois le début de l'été. En fait, ils avaient lieu dans la nuit du 23 au 24 juin ou du 24 au 25 juin selon les lieux, le 24 juin étant le jour de la Saint-Jean , donc en léger décalage avec le solstice d'été.

 

Un grand feu à voir de loin !

 

Dans certaines régions, chaque ferme faisait son petit feu. Mais la règle générale était la réalisation d?un grand feu de joie commun qui devait se voir le plus loin possible. Dans les plus humbles villages, la veille ou le jour de la Saint-Jean , tous les gens de la commune apportaient le soir venu, à l'endroit désigné, des fagots de brindilles, des branches mortes, des combustibles divers que l'on empilait en tas, dans la gaieté générale.

Le sommet en était alors souvent décoré de fleurs en bouquet, en couronne ou en croix.

 

Qui allumait le feu ?

 

L'Eglise a toujours eu un regard mitigé sur ces feux qui datent de la nuit des temps. Dans certains lieux, c'était donc le curé qui allumait le bûcher. Dans d'autres en revanche, c'était celui qui l'avait construit, ou bien le maire, le syndic, la personne la plus âgée du village, une jeune fille (les familles se battaient parfois pour que leur fille ait cet honneur), ou bien encore les derniers mariés de la commune?

 

Que faisait-on autour du feu ?

 

Des danses bien sûr, car cette fête était d'abord l'occasion pour la jeunesse du pays, garçons et filles, de se retrouver et de se plaire.Mais tourner autour du bûcher avait un sens quasi magique, variable selon les régions. Aussitôt que les flammes pétillaient, tous les assistants, jeunes et vieux, se prenaient par la main et se mettaient à danser des rondes autour de la jaunée.

 

Le saut par-dessus le brasier

Sauter par-dessus le feu de la Saint-Jean était aussi un rite très fréquent. On disait tantôt que le saut permettrait de se marier dans l'année, tantôt qu'il préservait des furoncles ou des sortilèges, tantôt encore qu'il portait bonheur ou qu'il donnait force aux os et préservait des rhumatismes?? Les vieillards qui ne pouvaient plus sauter par-dessus le feu se contentaient d?enjamber une braise !
On faisait aussi sauter ou plutôt passer les troupeaux à travers le brasier presque éteint ou bien on menait les bêtes à travers la fumée ou les cendres du feu de la Saint-Jean pour les protéger des épidémies le reste de l'année.

 

Et après ?

Une fois le feu éteint, chacun rentrait chez soi avec un tison. La tradition populaire affirme qu'on pouvait le saisir sans risque car le feu de Saint-Jean ne brûle pas. Enfermé dans une armoire ou placé près du lit des parents, conservé jusqu'à la Saint-Jean prochaine, il devait préserver la maison de l'incendie, de la foudre et de certaines maladies.

 

feu

 

 

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